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Que faire ? : Studio Seven

Maximilien Dzikonski

Studio 7

Souvent en tant qu’étudiants pauvres et endettés, nous cherchons des moyens de détente ou de recherche artistique pas cher ou gratis.

Oui, parce que gratis c’est toujours mieux. Bien sûr.

Saviez-vous que dans notre grande métropole il existe des myriades de manières de s’occuper l’esprit pour rien ou presque rien, tout en ayant droit à un divertissement de qualité supérieur au dernier film dans lequel Nicolas Cage jouait ?

Laissez-moi-vous parler du Studio 7.

Le Studio Seven (Studio 7) est une activité enrichissante proposée gratuitement à tous et toutes, à l’Université Concordia. Il est important de préciser que c’est un projet 100% étudiant, sans prétention, qui est habituellement mensuel.

Le Studio est un endroit de détente artistique ou des étudiants de domaines créatifs se proposent de vous montrer leurs projets en cours, d’essayer des choses nouvelles ou, simplement d’improviser quelque chose qui pense pourrait être agréable pour l’audience et pour eux.

L’endroit ?

Département de Danse Contemporaine
Molson Building, Université Concordia
1450 Guy, 7e étage (MB 7.265)

L’ambiance -un studio de dance avec des petites estrades au fond.

Le public -des étudiants déjantés en quête de divertissement par les pairs ainsi que des critiques d’art amateurs et des enseignants de disciplines obscures.

Les consommations -bière commerciales et de micro-brasseries à 2$, piquette au même prix ainsi que liqueur et jus à 1$.

Une recette jusque-là gagnante. Ce qu’elle a de bien spécial ? Son absence de promesses, de prétentions. Les artistes sont ni payés, ni planifiés, ni forcés. Ils sont simplement là dans une quête d’un éternel perfectionnement, ou simplement pour avoir du plaisir.

Il m’a donc déjà été donné des me faire lire une superbe histoire par un individu recourbé sur une chaise sirotant son thé dans un pot de betteraves, qui, je l’espère, il avait lavé avant. Son histoire, sur la maladie mentale et la dépression, était géniale, et, nous apprenions par la suite, était un fait vécu. Vécu par lui. . .

Tout de suite après, une projection, d’un homme encagoulé de lycra, mangeant avec beaucoup d’intention, un épi de maïs, la chair de l’aliment restant coincé dans les broches dentaires du jeune homme. Une voix off qui lit une critique sociale de la consommation. Pendant ce temps, le même individu, toujours encagoulé de lycra fait la planche, les coudes enfoncés dans le plancher, droit comme une barre, son torse nu enroulé de fil barbelé. De même pour ses jambes. Il reste droit comme une barre, live, devant nous. Alors que son vidéo critique le monde d’aujourd’hui, il souffre, devant nous. Sa critique particulière de la consommation.

S’ensuit un monologue / slam.

Une autre fois, une présentation de théâtre contemporain, avec musique, éléments de butoh, sable partout. Bref, spécial mais intéressant. Entre ces sketchs, des étudiantes au BAC ou à la Maîtrise en danse nous épatent de leurs mouvements soigneusement exécutés dans des chorégraphies incomplètes, qu’elles travaillent. Un duo nous montre une routine de danse coquine pour laquelle ils ont obtenus des prix et gagnés un concours etc.

Bref, vous comprendrez, de tous genres et de toutes les couleurs. C’est ce qui rend cette présentation du Département de danse contemporaine de l’université Concordia si intéressant.

À la fin de chaque présentation, (qui peuvent être pratiquement n’importe quel art de la scène) le public est invité à donner ces commentaires. Certains sketch finissent abruptement, car c’est une pièce qui n’est pas terminée, un “rough”, un “work in progress”. Le public est parfois très critique, parfois très élogieux. Les artistes ne sont pas tous là pour se soumettre à la critique, certains invitent la public à faire des recommandations, d’autres s’éclipsent rapidement de la scène après une ou deux questions. Les artistes des sketch précédents sont dans les estrades ou sur le sol, bière à la main, les artistes des mois précédents aussi. Certains présentent chaque fois, d’autres sont des réguliers mais seulement du public.

Un divertissement pour les gens qui aiment le vrai, ne se fâchent pas d’une présentation non-finie, aiment partager leurs opinions, une bière avec des gens talentueux et créatifs, et surtout, qui aiment l’inconnu.

Le 24 Janvier passé, je remerciais les gens au démontage pour leurs présentations et je finissais ma bière en discutant, et j’ai décidé de demandé à une des artistes la permission de diffuser ce que j’avais filmé. Voilà un court extrait de ce que l’on peut voir au studio 7.

Bailey Eng – Studio 7 – 24 Janvier 2014 – Danse Contemporaine

http://www.studio-7.ca/

Le prochain aura lieu le 14 Février prochain, pour tous les valentins en quête de quelque chose de différent.
Au plaisir de peut-être vous y croiser. Sinon, visionnez le live ici.


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